Les anges sont vaniteux – chapitre 168

Dimanche 31 mai

Je suis comme un cheval fourbu : j’ai arraché des pissenlits pendant trois heures cet après-midi alors que j’aurais dû passer la journée à cuver mon vin.

On a invité les Richelieu à venir étrenner notre nouveau barbecue. Ils avaient amené une bouteille de champagne rosé pour fêter la fin de mon manuscrit et James avait calculé très large. On a effectivement fêté.

Les cinq gars ont joué comme des fous à des « jeux de gars ». Le surréalisme de leurs jeux m’a fait hurler de rire.

— Stop, les gars, je m’évolue ! a dit je ne sais plus lequel des assaillants en brandissant un monstre épeurant.

— Je cristallise ton néant ! a répondu un autre, comme si ça allait résoudre tous ses problèmes.

— Non : néant total !

— Contre néant total. Ah, ah !

Raoul était particulièrement à l’aise dans cette bande de mâles. Il agitait un tyrannosaure, mais ça ne dérangeait pas le reste de l’équipe :

— Les gars, tchéquez mon bouclier ! Je vole en tout temps et vous allez périr.

Raoul possède décidément un langage à la fois sous et sur châtié.

Lionel était aux anges parce que Thomas avait amené son inventaire de Bionicles. Je ne sais pas comment ils ont réussi à séparer les pièces à la fin de la soirée, mais on n’a pas entendu un seul gémissement.

Ceci est un miracle.

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2 réflexions sur “Les anges sont vaniteux – chapitre 168

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